Une approche métabolomique permet de révéler des changements métaboliques après une consommation de pain de seigle chez des femmes ménopausées

//Une approche métabolomique permet de révéler des changements métaboliques après une consommation de pain de seigle chez des femmes ménopausées

Une approche métabolomique permet de révéler des changements métaboliques après une consommation de pain de seigle chez des femmes ménopausées

Les effets bénéfiques des céréales complètes sur le diabète de type 2 ou les maladies cardiovasculaires sont fréquemment mis en évidence par des études d’observation. Une étude d’intervention complète ces données en identifiant des mécanismes moléculaires potentiellement impliqués.

L’étude clinique a été menée en Finlande auprès de 43 femmes ménopausées. L’intérêt majeur du travail repose sur l’utilisation d’une analyse métabolomique du plasma des volontaires ainsi que sur un design robuste d’étude d’intervention : période d’inclusion de 2-3 semaines, schéma expérimental en dispositif croisé avec 2 périodes de 8 semaines d’intervention séparées par 8 semaines de wash-out. Les interventions consistaient en la consommation d’au moins 20% de l’apport énergétique journalier sous forme de 4 à 5 portions de pain de seigle riche en fibres ou de pain blanc raffiné, tandis que la consommation d’autres produits céréaliers était limitée à 1 portion par jour.

L’analyse métabolomique du plasma collecté à jeun met en évidence une évolution a priori favorable du profil métabolique de certains acides aminés après consommation de pain de seigle, et en particulier des concentrations plus faibles de leucine et d’isoleucine, d’acides aminés ramifiés dont des taux élevés sont associés à la mise en place d’une insulinorésistance et à un risque plus élevé de diabète de type 2. De même, des concentrations plus élevées de bétaïne et de N,N-diméthylglycine après consommation de pain de seigle pourraient contribuer à abaisser le taux d’homocystéine, un facteur de risque cardiovasculaire. Cependant, les taux de LDL-cholestérol et de cholestérol total étaient aussi plus élevés qu’après consommation de pain blanc.

Les auteurs concluent que l’évolution des profils métaboliques impliquant les acides aminés ramifiés, l’homocystéine et le cholestérol sont des paramètres à considérer pour mieux comprendre les mécanismes associés à l’impact sur la santé des produits à base de seigle.

Source : Metabolomics reveals the metabolic shifts following an intervention with rye bread in postmenopausal women – a randomized control trial. Moazzami et al. Nutrition Journal 2012, 11:88.

2019-01-16T17:58:38+02:00