Dans le cadre d’une étude randomisée contrôlée, la consommation d’un mélange de cinq souches de bactéries pendant 8 semaines a permis de diminuer l’obésité abdominale et de stimuler l’activité anti-oxydante de certaines enzymes chez des femmes en surpoids et obèses.
Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus casei, Lactococcus lactis, Bifidobacterium bifidum et Bifidobacterium lactis : il s’agit des cinq bactéries dont l’action combinée vient d’être testée chez 21 femmes brésiliennes en surpoids ou obèses (IMC ≥ 25 kg/m²), dans le cadre d’une étude d’intervention nutritionnelle, randomisée, contrôlée et en double aveugle contre placebo (n = 22).  Au début de l’étude, les deux groupes recevaient des prescriptions diététiques similaires en termes d’apports énergétiques et de macronutriments (exemples de repas, recommandations alimentaires, etc.). Puis, pendant huit semaines, les participantes consommaient chaque matin avant le petit-déjeuner quatre sachets de poudre de bactéries ou le placebo. Les femmes ayant reçu le mélange de bactéries ont montré une diminution plus importante du tour de taille (-5,48 % versus -3,40 %, p < 0,03) et de deux index dérivés de cette mesure (tour de taille rapporté à la taille ou à la taille et au poids des sujets). Les autres mesures anthropométriques et la prise alimentaire ne différaient pas entre les groupes. Aucun effet des micro-organismes n’était mis en évidence sur la majorité des lipides sanguins (cholestérol total, HDL, LDL, triglycérides, etc.) ni sur les types d’acides gras les constituant, à l’exception des acides gras poly-insaturés, diminués par rapport au groupe témoin (-18,63 % versus +5,65 %, p < 0.04). En outre, une élévation marquée de l’activité anti-oxydante de la glutathion peroxydase était observée (+15,62% versus -16,67 %, p < 0,01) chez les femmes recevant le mélange de bactéries. En revanche, la consommation du  mélange de  bactéries restait sans effet sur différents marqueurs de l’inflammation (interleukines 6 et 10, etc.), à l’exception du TNF-α qui était augmenté.
In fine, sur la base des effets bénéfiques démontrés sur l’adiposité abdominale et le statut anti-oxydant des sujets, les auteurs n’hésitent pas à qualifier le mélange de micro-organismes de « probiotique » (c’est-à-dire conférant un bénéfice santé à l’hôte). Ce qualificatif peut néanmoins être questionné au vu des autres résultats, plus mitigés et/ou portant sur des marqueurs biologiques intermédiaires, sans indication de durabilité à long terme, ni d’effet direct sur la santé.

Source : Gomes AC et al. The additional effects of a probiotic mix on abdominal adiposity and antioxidant Status: A double-blind, randomized trial. Obesity. 2017 Jan;25(1):30-38.