Des concentrations sanguines de 25-hydroxy-vitamine D (25(OH)D) élevées, mesurées chez des personnes âgées vivant en Californie, se révèlent associées à une incidence fortement réduite de diabète de type 2 dans les 12 années qui suivent. Quelle est la concentration sanguine optimale en 25-hydroxy-vitamine D (25(OH)D), l’un des métabolites de la vitamine D[1] ? La question n’a pas fini de faire débat ! Car si la vitamine D exerce de multiples rôles physiologiques, elle pourrait aussi être associée à une diminution du risque de certaines maladies. Une étude longitudinale sur une cohorte américaine portant sur le risque de diabète de type 2 (DT2), maladie qui concernera bientôt 10 % de la population adulte mondiale, apporte de nouveaux éléments d’éclairage. Celle-ci a en effet mis en relation la concentration sanguine en 25(OH)D, mesurée entre 1997 à 1999, et l’apparition du DT2, enregistrée jusqu’en 2009 (suivi médian de 12,5 ans). Après exclusion des cas de diabète et de pré-diabète présents à l’inclusion, 903 adultes âgés de 74 ans en moyenne ont été inclus dans l’étude. Les résultats montrent un risque de DT2 réduit de 70 % pour des concentrations sanguines de 25(OH)D supérieures à 75 nmol/l, voire de 80 % pour les concentrations les plus élevées, c’est-à-dire supérieures à 125 nmol/l. Le risque de pré-diabète était quant à lui réduit uniquement chez les personnes présentant des concentrations supérieures à 125 nmol/l (HR = 0,66 ; IC95% = 0,45-0,97). Toutefois, cette association entre 25(OH)D et DT2 n’a pas été retrouvée dans d’autres études de cohorte. Cela pourrait être lié à des fourchettes de concentrations en 25(OH)D différentes entre les populations considérées, la présente population (vivant en Californie et donc exposée à un ensoleillement propice à la synthèse cutanée de vitamine D) étant caractérisée par des taux de 25(OH)D particulièrement élevés (105 nmol/l en moyenne).

Source : Park SK et al. Plasma 25-hydroxyvitamin D concentration and risk of type 2 diabetes and pre-diabetes: 12-year cohort study. PLOS ONE. 2018 Apr 19;13(4):e0193070.

[1] Le métabolisme de la vitamine D passe par une série d’hydroxylations dans différents compartiments conduisant à la production de 25-hydroxy-vitamine D (25(OH)D) par le foie puis de 1-25-dihydroxy-vitamine D (forme active) par le rein. La 25(OH)D est relativement stable et plus facile à mesurer que la forme active.