Brève – Le point de l’Anses sur l’usage des nanomatériaux dans les aliments

//Brève – Le point de l’Anses sur l’usage des nanomatériaux dans les aliments

Brève – Le point de l’Anses sur l’usage des nanomatériaux dans les aliments

L’Anses a publié un avis couplé à un rapport d’expertise collective sur l’usage des nanomatériaux dans l’alimentation. Certaines catégories d’aliments pour enfants seraient particulièrement concernées.

La progression des nanomatériaux manufacturés1 dans l’alimentation n’est pas sans poser de questions sur leur identification, leur réglementation et leurs impacts sanitaires. Depuis 2006, l’Anses a publié plusieurs expertises à ce sujet. La dernière date de mai 2020 et propose un état des lieux de la présence de ces nanomatériaux dans l’alimentation, ainsi qu’une méthode d’évaluation des risques qui leurs sont associés.

Identifier les substances sources de nanoparticules

À partir de données publiées dans la littérature scientifique, l’Anses a référencé 30 substances (additifs ou ingrédients fonctionnels) suspectées de contenir des nanoparticules et sept substances dans lesquelles leur présence est avérée (le carbonate de calcium, le dioxyde de titane2, des oxydes et hydroxydes de fer, le silicate de calcium, les phosphates tricalciques, les silices amorphes synthétiques, des composés organiques et composites).

Les enfants particulièrement exposés

Si près de 900 produits alimentaires sont ainsi susceptibles de contenir des nanomatériaux, selon les bases de données telles que l’Oqali ; mais « cela ne peut être assimilé à une présence de nanomatériaux dans chaque produit ou lot », précise l’Anses.

Reste que les enfants sont particulièrement exposés, puisque les laits infantiles, confiseries, céréales de petit déjeuner, barres céréalières, viennoiseries et desserts surgelés représentent près de 80 % des aliments concernés3.

Prochaine étape : évaluer les risques sanitaires

L’évaluation des risques sanitaires potentiellement associés à ces substances fera l’objet d’une prochaine étape, qui se basera sur une méthodologie d’évaluation du risque nanospécifique, dont les premiers résultats sont attendus d’ici début 2021. En attendant, l’Agence recommande de limiter l’exposition des consommateurs en limitant les usages superflus de nanomatériaux dans l’alimentation.

 

Source : Anses. Nanomatériaux dans les produits destinés à l’alimentation. Avis et Rapport d’expertise collective. Mai 2020.

1 « Matériau de nature organique, inorganique ou composite, produit par l’Homme à des fins applicatives et composé en tout ou partie de particules constitutives présentant au moins une dimension comprise entre 1 et 100 nm (nano-échelle) », selon la qualification de l’Anses.

2 Additif E171, dont l’usage en France a été suspendu pour un an à compter du 1er janvier 2020.

3 Recensement effectué avant la suspension en France du E171.

2020-08-02T21:30:12+02:00