Société Française de Nutrition – Taille de particules du sorgho et performances de croissance porcine

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L’alimentation de porcs en finition avec des granulés à base de sorgho conduirait à des performances de croissance similaires à celles d’animaux nourris avec une alimentation à base de maïs. De plus, la réduction de la taille des particules de sorgho d’une mouture grossière à fine permettrait d’améliorer l’efficacité du gain de poids de 5%.
Dans un contexte de montée des prix du maïs, le sorgho est une matière première alternative utilisée en nutrition porcine. Une récente étude s’est intéressée aux effets de la mouture du sorgho sur les performances de croissance des porcs en finition. L’objectif était de déterminer la taille de particules de sorgho nécessaire pour atteindre des performances de croissance et des qualités de carcasse des porcs comparables à celles d’une alimentation au maïs.

Au total, 200 porcs en finition d’un poids moyen initial de 46,8 kg ont été nourris pendant 69 jours avec des granulés à base de maïs ou de sorgho. Dans les régimes expérimentaux, le diamètre moyen des particules de sorgho était de 724 microm. (broyeur à cylindres), 573 microm. (broyeur à cylindres) et 319 microm. (broyeur à marteaux). Le groupe contrôle était nourri avec des granulés à base de particules de maïs d’un diamètre moyen de 555 microm. Les porcs étaient ensuite abattus à un poids moyen de 120 kg.

Les résultats montrent que les porcs en finition nourris avec les granulés au sorgho présentent des performances de croissance, un poids de carcasse chaude (pesée juste après l’abattage), une épaisseur de lard dorsal et un index de masse maigre similaires à ceux des animaux nourris au maïs. En revanche, une tendance à l’augmentation du gain moyen quotidien (GMQ), du niveau de consommation d’aliment et du rendement de carcasse (pourcentage indiquant la valeur bouchère d’un animal) était observée chez les porcs nourris au sorgho. Une réduction de taille des particules de sorgho de grossière à fine (724 à 319 microm.) ne modifiait par le GMQ mais augmentait significativement le gain de poids par kg d’aliment (P